Et comme l’a clairement exprimé Lionel dans le livret du CD « Il fallait avant tout se faire un réel plaisir ». Ce qui fut dit fut fait !
La salle polyvalente de Sargé, accueillante, est transformée pour la circonstance en salle de concert ; elle peut accueillir le public local et régional, public composé en grande partie de connaisseurs et de fans… Un auditoire averti venu en force... et résolument fidèle comme le veut « l’esprit zangoriens ».
Le parquet est hyper encaustiqué, les verres et les chaises sont alignés, les guirlandes scintillent, les lumières de cour sont allumées… la salle est fin prête. La tension monte… nos musiciens sont dans la zone rouge, tendu à bloc et prêts à mettre « le paquet »... il faut dire qu’on attend ce moment depuis quelques semaines, voire quelques mois ; on veut entendre ce que va être le second opus ‘zangorien’ « La route des Balkans » tant vanté par d’aucuns qui ont eu la chance d’assister aux séances de studio et gravage du master… une œuvre roumano-bulgare joyeuse et colorée, festive et pêchue, avec options yiddish et klezmer.
En moins de trente minutes la salle s’est quasiment remplie.

20h 30, le public qui est à l’heure s’installe rapidement dans les 350 chaises, telle une nuée d’étourneaux dans un champ de roseaux du Gravier… Tout le monde est là, enfin presque... La famille, les parents, les enfants [et petits-enfants], les amis, les voisins font le tour par les coulisses et les vestiaires pour faire la bise au cousin Marcel, à Tonton Raymond, à Tata Louisette, aux Mamies, etc...
La salle est littéralement prise d’assaut et la peur de devoir refuser du public commence à s’installer… Kat’rine trahit subitement des inquiétudes sécuritaires...
À 21h, le public est bien installé entre la scène, le sapin de Noël, les tables du vin d’honneur et la buvette. Les coursives et l’allée centrale sont investies.

Lionel demande aux enfants de venir s’asseoir devant la scène pour gagner des places ; il faut, au débotté, rajouter soixante chaises devant les tables du vin d’honneur. On pousse les murs !

Les retardataires continuent d’entrer… On se tasse, debout, sur les côtés de la salle. D'aucuns ont même investi la banque de la buvette pour poser leur 'swing' mais Jean veille au grain
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C'est un concert qui s’annonce 'fédérateur' avec un public régional de passionnés...
En coulisses l'ambiance est 'top rigolade'...Pendant que Popaul, Bobo, Claude et Jacques se croient au 45 rue de Poliveau, on s’affaire dans « l’urgence »
(normal, c’est l’état actuel des choses qui veut ça…) pour finir d’installer buvette, buffet et diaporama. Reste à régler le dernier micro avant le « coup d’envoi » ; Jean-Luc Anger est présent… il s’en charge.
(Merci au passage pour ta précieuse aide à la console durant le concert).
On a l’impression que le public présent ce soir est réellement venu prendre sa "dose de Zango" en se faisant plaisir et que beaucoup sont venus assister à un concert en famille au berceau du groupe
(renommé sur la région).
Il faut être les premiers à saisir cet opus très attendu… avant rupture des stocks ;-) Notre Bulgare local, un peu sous le choc, s’est chargé d’en faire la propagande. On a tous hâte de glisser la galette dans le lecteur CD et plus si affinité…
Le décor est planté, la séance peut commencer !
Il est temps « d’envoyer le bois » comme on dit dans le jargon…
Tous les ingrédients sont à présent réunis pour que cette soirée du 16 décembre 2005 soit un événement.

Protocole oblige, Lionel saisit le micro pour faire une présentation rapide et pour remercier au passage les acteurs publics ainsi que tous les gens qui se sont démenés pour satisfaire à la demande… nous satisfaire avant tout, en essayant d’oublier personne. Il fait l’historique du groupe avec beaucoup d’humour et d'esprit tout en présentant ses musiciens devenus des frères comme il le ponctue. En essayant de faire vite, il remercie particulièrement et bien chaleureusement certaines personnes de l’environnement ‘zangorien’, telles que les épouses des zicos, les « filles » : Mathilde, Laurène et Clémence, le studio Angel Cry, l'infographiste, les photographes, le 'ouèbmasseur' du site et notre Loloz
(au 372° degré, il est le père de la grand’mère de Boris), et j’en passe…

Petits coups de pattes amicaux au MMEF et au CHDZ, les 2 pseudo-syndicats créés à la suite d’une surcharge de notes et d’un excès de triples croches dans certaines compositions mais aussi du nombre d’heures en studio… Très amicalement sur ce sujet, chacun a droit à sa petite rodomontade… Eclat de rires général.
C’est un petit théâtre improvisé... et ce n'est pas fini !
La joie de vivre transmissible est au rendez-vous ; dès les premiers mots une salve d’applaudissements embrase l’espace. Lui-même n’en revient pas… Il n’a presque rien dit et c’est déjà la folie… Il faut dire que la joie de vivre zangorienne est une des caractéristiques génétiques première du groupe ; avec Jean-Luc, animateur-agitateur, c’est chose permanente. Elle est ici bien préservée...

Derrière sa batterie il épaule ‘le boss’ à coups de blaguounettes antalgiques ; il soutient son propos… Explosions de rires et applaudissements enjoués. Disons que les panneaux "APLODIR"--> et "STAUP!" facilitent les manoeuvres et que le public se prend de suite au jeu.
Y a pas photo !
Le public est chaud, il part au ¼ de tour ! Il est temps de laisser la place à la musique qui est elle aussi transmissible…
Puis Lionel fait des éloges de Benjamin «Benji» Richard
(jeune clarinettiste et fils des ‘du Gravier’) ; il tient à féliciter son talent en précisant toutefois que ce dernier aurait pu, tout comme les filles, s’exprimer sur ce CD... Il lui cède la place.

Benji ouvre le concert avec un thème klezmer fougueux et enjoué, riche en chuintements de do dièse mineur ; un solo proche de la musique des mariages d’ Ivo Papasov… c’était Stompin' at Stara Zagora. Virtuosité et frénésie sont au rendez-vous. Papa et Môman sont fiers de leur progéniture. Les auditeurs sont séduits : applaudissements fournis. Merci Benjamin !
Instruments en mains, on se languit en coulisses…
![Le groupe entre en scène et honore son public... Sargé sur Braye - 16-12-05 [0034]](zango_photos_sarge16.12/v_groupe0074.jpg)
Alors que Benji termine sa prestation avec une partie du groupe, les collègues sont impatients de monter à leur tour sur la scène...
Pantalon noir et chemise rouge, chapeau tzigane vissé sur le crane, nos musiciens prennent rapidement leurs marques sur la petite scène et c’est sous les applaudissements continus et généreux qu’ils ouvrent le concert avec un titre yiddish : « Soba »… intro d’accordéons, clarinette pleureuse, entrée de la contrebasse et de la batterie… Yaaah ! Haïde Tchavalé ! Hopaaah !
C’est parti !!! C’est show… très chaud ! On déguste, on savoure attentivement...
La salle est immédiatement conquise. Le talent de notre joyeux sextet est de suite copieusement récompensé. Ils sont dedans, à fond, ils ont des « notes à dire », l’envie forte de partager avec nous, vous, cette belle musique qui depuis quelques mois
(surtout les 2 derniers) les met sous pression...
On ne perd pas de temps… on enchaîne !
Les « les filles » s’installent dans leur coin pendant la présentation du second titre : « Draguieva Tchechma », un grand standard bulgare… C’est un joli clin d’œil « au pays » et aux amis. 'Papa Dancho' et Biss' sont des nôtres par la pensée…
Boris est très ému mais comblé…
(et je sais qu'il est de tout cœur avec eux à ce moment là...)
D’aucuns dans le public fredonnent déjà cet hymne bulgaro-vendômois bien connu des amis musiciens. Belle démonstration de tamboura en intro...
Les pitreries irrésistibles et délires habituels de Jean-Luc sur l’arrivée en France de Borislav, en vélo-Solex, déclenchent l’hilarité générale, …une denrée rare de nos jours !
« […] Boris à quitté la Bulgarie en Solex en passant par la Roumanie… c’est en franchissant le pont qui sépare ces 2 pays qu’il a écrasé un chien dont la peau permit à Phiphi de confectionner sa première cornemuse. » (que l’on retrouve dans « Cirba a cimpoï »)
En intermède de Draguieva Tchechma nous avons droit à la suite des aventures de Boris… […] avec une aparté sur son départ de Sofia, traversée bulgaro-roumaine, serbo-croate…, puis franchissement de la frontière franco-allemande… en passant par la Lorraine… […] présentation du trio Mathilde, Clémence et Laurène*… pour en arriver indubitablement à la chute douteuse, incontournable et inattendue :
« c’est ce qui explique le trajet en Solex -> Sofia-Laurène ! »…
Et c’est parti pour une interprétation colorée et vivante
des 12 autres titres de ce second album « la route des Balkans » doublés en alternance des commentaires et blagues ‘gibolinisée’ de M‘sieur Lulu… De grands moments de franche et saine rigolade franchouillarde sous l'œil aguerri de notre ami violoniste Laurent Zeller venu en voisin et en "guest" assister à ce concert... Merci LoloZ !
Pendant que Philippe s’époumone dans sa flûte de Pan, Lulu (du CHDZ
(1)) et Lolo (du MMEF-Solidar’zang
(2)) installent un guéridon avec une nappe rouge sur lequel ils posent six verres à liqueurs et une bouteille (rakïa, eau, ?…)

C’est la séquence rigolade... Nos 5 musiciens font une « pause syndicale » et trinquent en petit comité pour symboliser la 1ère piste d’intro du disque :
« Köszönöm ! », « Egeszsegedre ! » par-ci, « Nazdravé ! », « Blagodarija » par-là… D’amblée c’est l’Ambiance des Grands Jours…
Détail important qu'on zappe souvent : malgré un matériel que l’on pourrait dire « de camping » (mais efficace) et vue la taille de la salle, le son était propre et bien dosé.

Et puis nous avons reconnu parmi le public quelques 'coteries', Popaul et son fiston caméraman/reporter, Alain
(tout de rouge vétu) --> des musiciens et ami(e)s de « la Filipendule », de « Gargamelle », de « P’tit Louis Laplanche », de « Folk’ en Vrac », de « la Bouline », « Le Zag », Damien
(un Jenlainiste confirmé), …Jacques, notre prof de l’Atelier de Violons entouré de quelques uns de ses disciples : Pata, Nicole, Françisonov, Bobo, Luc, … et j’en passe…
Par contre, de nombreux absents non excusés n’ont pas été remarqués !…
Les autochtones présents sont « comme à la maison » et sous le charme des musiciens du groupe Zangora devenu célèbre dans la région, aux Musicalies, à Saint-Chartier, etc... Monsieur le Maire et ses adjoints, en réunion ce soir là, et d’autres acteurs absents mais excusés, ne savent pas quel spectacle ils ont loupé…

En clair tous les ingrédients étaient réunis à Sargé pour que ce concert promotionnel soit un véritable succès. On appelle ça « une folle ambiance ». À la fin de cette partie, chargée à la fois de joie et d’émotion, sous les applaudissements explosifs, les cris et les bis repetitas, l’orchestre ne s’éclipse même pas et réagit illico au rappel. Ils sont chauds-bouillants les garçons !… Et il fait très « soif » !
Avant d’interpréter le dernier morceau, Jean-Luc intarissable en profite pour présenter avec beaucoup d’humour et d’anecdotes, ses 5 frères de route (des Balkans) qui nous régalent. Rires massifs du public. Un petit clin d’œil au passage au MMEF(1) et au CHDZ(2).

Chacun a droit à sa petite anecdote et le « chef vénéré », qu’il appelle pour la circonstance « le Père Lionël », se voit à son tour félicité et remercié de tout ce déploiement d’énergie collective… C'était malheureusement pour nous le tout dernier morceau. Les musiciens saluent leur public en souhaitant à tous une bonne fin de soirée. Jean-Luc présente le disque et nous invite au pot de l'amitié ainsi qu'au diaporama...
L’heure tourne mais la soirée est loin d’être terminée.
Pour nous parler de cette fameuse pièce maîtresse qu’est ce second « bébé », il prend bizarrement une mine dépitée :
« […] Malheureusement, petit problème technique, les CDs ne sont pas arrivés dans le délai, blablaba… peut-être que par chance… blablabla, le Père Noël qui va commencer sa tournée sur le coin, etc…» nous annonce-t-il très ennuyé ; bien entendu les musiciens se font complices… Un « Raaaaaah » général de déception du public envahi alors la salle…
« Vous y croyez encore au Père Lionël vous ? » demande Jean-Luc qui invite alors le public à appeler le "vieux bonhomme en rouge"…

C’est à ce même moment que le vieux bonhomme à la barbe blanche pousse la porte d’entrée qui jouxte la scène en brandissant le CD « La route des Balkans ». Une surprise qui déclenche des hourras de l'auditoire. Salves d’applaudissements généreuses pour clore ce premier set… [sans pancartes cette fois]
C’est le moment attendu de la pause, ce changement de décor qui permet la transition vin d'honneur/diaporama/dédicace…
Bon, tout ça c’est bien gentil mais nous avons très soif et nous n’avons pas oublié, au fond, la belle grande table ainsi que le diaporama des concerts 2005 superbement préparé avec bulles humoristiques et commentaires cocasses, par le Père Joël (le "laborieux du dépliant" de droite –> sur la scène je parle !)…
Pendant ce temps là, une grande partie de l'auditoire (98%) se rafraîchit et se délecte copieusement ; les "Zangora" dédicacent leur disque et échangent quelques mots avec leur public. Plus d’une heure de dédicace… c'est encore et toujours la folie. Il faut voir nos six compères (légèrement moites) agiter les stylos sur les livrets… Il faut voir également les bulles croustillantes des photos du diaporama...
La soirée n’est pas terminée, loin s’en faut !
Nos amis folkeux font "leur bal" et enchaînent pendant deux heures des standards celticonviviaux et autres thèmes extraits du répertoire « la bouillie irlandaise en 100 chansons ». Une 20taine de danseurs s’éclatent sur le dance floor pendant que d’autres papotent et discutent...
Vers 2h du matin la salle commence à se vider, les verres avec...
On empile les tables et les chaises avec l'espoir d'assister très bientôt à un autre concert aussi mémorable que ce dernier de l'année...